
C’est feu Ali Gharbi, notre grand champion de natation son voisin, qui était venu le proposer à un de nos collaborateurs, Kamel Ghattas, qui en a parlé au responsable des pages Sport de l’époque dans les années 1968/69, Mondher Bendana. Habib s’activait à la Maison de la culture Ibn Khaldoun. Il apprenait aux jeunes férus de photo la prise de vue et le développement des photos dans un laboratoire de fortune. C’est là que nous sommes allés le voir pour lui proposer de collaborer avec nous pour essayer d’enrichir notre photothèque. Il accepta avec enthousiasme.
Et c’est ainsi que « La Presse » lui a ouvert la porte. La porte de la gloire qu’il a su forcer au prix d’une remarquable abnégation, une disponibilité de tous les instants, mais aussi grâce à un sens aigu de l’observation et un flair extraordinaire.
Les photos qu’il proposait au journal ressortaient de l’ordinaire. C’était la vision de l’artiste en devenir qui venait tirer la photo sportive traditionnelle, figée et sans recherche vers le haut.
Depuis, les plateaux TV, les soirées artistiques, les grandes fêtes étaient devenues des arènes d’un combat continu vers la consécration. Toute la famille Hmima y est passée et ce fut la naissance de sa propre agence qu’il dirigea de main de maître, sans faillir à sa légendaire humilité et à sa grande gentillesse.
Repose en paix !